Concert du 40e anniversaire

En nous constituant en chœur d’une cinquantaine de choristes et en prenant le nom de SCHÜTZ, né
en 1585, nous voulions rendre hommage au plus grand des compositeurs allemands du XVII e et
contribuer à le faire connaître dans notre région . Le monde musical fêtait alors le quatrième
centenaire de sa naissance. Nous nous sommes aperçus avec un certain amusement que ce
patronyme, choisi contre toute logique régionale, allait causer quelque tourment aux gosiers
comtois. Imaginez un nom de six lettres avec une seule voyelle au milieu, affublée de deux points
brouillant le message de sa correcte émission. Ce n’était évidemment pas le but recherché. Il y a 40
ans, nous avons choisi ce compositeur avant tout pour la beauté de sa musique vocale. Nous avons
eu l’occasion de puiser dans ses principaux recueils : Psaumes de David de 1619, Geistliche Chormusik
de 1648, Histoire de la Nativité de 1664.
Pour le 220 e concert du chœur, il était évident qu’il nous fallait commencer par une œuvre que nous
n’avions pas encore abordée. Notre choix s’est porté sur les parties II et III des Musikalische
Exequien, une sorte de Requiem allemand avant l’heure plus tardive de BRAHMS.
L’œuvre fut composée par SCHÜTZ en 1635 à la demande de Henri de
Reuss, prince qui régnait sur un territoire autour de Gera situé à 65 km de Leipzig. Les trois parties de
ce « concert en forme de messe funèbre allemande » furent données un an avant la mort du prince
et le jour de ses funérailles, le 4 février 1636 sous la direction même du compositeur.
Pour compléter le programme, notre réflexion s’est orientée vers le répertoire du XVIII e siècle. En
1997, nous avons chanté la Messe en si de BACH et en 2000 Le Messie de HAENDEL, deux projets
marquants pour tous les choristes. L’idée d’y faire référence par le choix de quelques extraits s’est rapidement imposée.
De la Messe en si nous avons choisi les 7 premiers numéros (Kyrie et Gloria), du Messie de HAENDEL
une douzaine de chœurs et un air de soprano.
Jean Mislin – Novembre 2025
Prix des places :
Plein tarif : 25 €
Tarif Réduit (scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi, personnes en situation de handicap) : 20 €
Enfants de moins de 10 ans : gratuit
Billets en vente :
A l’Office de Tourisme de Besançon – Hôtel de Ville – Place du Huit Septembre et sur HelloAsso.
Programme :
Première partie :
H. Schütz Also hat Gott die Welt geliebt
H. Schütz Musikalische Exequien II – Herr, wenn ich nur Dich habe
H. Schütz Musikalische Exequien III – Herr, nun lässest Du deinen Diener in Frieden fahren
J.S. Bach Messe en si
Kyrie I
Christe – Duo sopranos
Kyrie
Gloria – Et in terra pax
Laudamus te – Air Soprano
Gratias agimus tibi
Deuxième partie :
G.F. Haendel Le Messie
n° 1 Ouverture
n° 4 And the glory
n° 7 And He shall purify
n° 12 For unto us a child is born
n° 17 Glory to God
n° 18 Rejoyce greatly – Air Soprano
Fin de la première partie
n° 21 His yoke is easy
n° 22 Behold the lamb of God
n° 24 Surely
n° 25 And with his stripes
n° 33 Lift up your heads
n° 44 Hallelujah
Fin de la deuxième partie
n° 53 Worthy is the lamb
Jean Mislin

Organiste et chef de chœur, Jean Mislin a fait ses études à l’Université et au Conservatoire de Strasbourg, notamment dans la classe d’orgue de Pierre Vidal. Il a également travaillé la direction de chœur et d’orchestre auprès de Helmut Rilling à Stuttgart et de Karl Österreicher à Vienne.
Il a dirigé le chœur de la Société des Concerts de Besançon de 1978 à 1985 et l’Orchestre des Jeunes de Besançon de 1985 à 1991. En 1988, il crée le Chœur et Orchestre Inter-Lycées de Besançon qui rassemble de jeunes instrumentistes et chanteurs autour de grands projets. Jusqu’en 2014 il a enseigné comme professeur de musique au lycée Pasteur de Besançon. En 1985, avec une cinquantaine de choristes, il fonde le Chœur Heinrich Schütz, appelé à se produire régulièrement en Franche-Comté, en Suisse et en Allemagne, dans des programmes a capella ou avec le concours de solistes ou d’autres ensembles vocaux et instrumentaux, dans des répertoires allant de la Renaissance au XXIe siècle.
Aniella Zins, soprano

Après des études de danse, de piano, une licence de musicologie, une médaille d’or de chant, Aniella ZINS approfondit le répertoire baroque auprès de Michèle Ledroit au CNR de Strasbourg, puis de René Jacobs et de Rachel Yakar au Studio-Opéra de Versailles. Elle se perfectionne au contact de
diverses personnalités comme Monique Zanetti, Kurt Widmer, Pierre Barrat, Isabelle Pénagos…
Elle se produit régulièrement en concert en France et à l’étranger avec la Chapelle Rhénane, le Concert Lorrain, le Parlement de Musique, les Alizés, la Follia… Elle chante sous la direction de Ch. Banchini, P. Cao, R. Delage, Th. Guschelbauer, J. Houtmann, Ph. Nahon, A. Paris, H-M Schneidt, C. Schnitzler,
A. Steyer…
Aniella Zins affectionne également le récital en particulier avec les pianistes V. Rimlinger, M.E. Thallinger, A. Schoonderwoerd, F.Wirth, les organistes N. Pétry, F. Jacob, Sylvain Heili, P-Y
Fleury, G. Nussbaum, les clavecinistes J. Montdésert, M. Parisot. Au théâtre, elle a créé en première mondiale le rôle de Sidora dans l’opéra Le Mal de Lune de Sandro Gorli, mis en scène par P. Barrat, dirigé par P. Nahon à l’Atelier Lyrique du Rhin à Strasbourg (1994). Elle a participé à de nombreux enregistrements discographiques (Variations Britten, Autour de Monteverdi…).
Son intérêt pour la pédagogie l'a amenée à enseigner le chant au Théâtre national de Strasbourg, à l’Université de Strasbourg, au Conservatoire national de Région de Nancy après avoir obtenu le diplôme d'État et le certificat d'aptitude de chant. Elle intervient régulièrement à l’occasion de stages en France et à l’étranger. Actuellement, elle est professeur de chant et coordinatrice du département voix au Conservatoire à rayonnement régional du Grand Besançon Métropole et enseigne également à l’École supérieure de musique Bourgogne Franche-Comté.
Caroline Michel, soprano

Caroline Michel a fait son immersion dans la musique par l’apprentissage du violon et du chant choral. Lors de ses études au Conservatoire de Strasbourg, sa curiosité la mène à effectuer une année d’échange aux Etats-Unis à la Setnor School of Music of Syracuse University (NY) où elle étudie durant un an dans la classe de Janet Brown. Elle rentre à Strasbourg où elle termine avec distinction ses études au Conservatoire dans la classe de chant de Marie-Madeleine Koebelé. Elle part poursuivre ses études à l’Ecole Supérieure de Musique de Dijon. Agnès Mellon, Jean-Paul Fouchécourt et Valérie Philippin y sont ses professeurs. En 2015, elle achève sa formation en obtenant son DNSPM et son DE de chant. Depuis, elle se produit régulièrement dans des cadres prestigieux avec des ensembles tels que les Eléments (Joël Suhubiette), ou La Tempête (Simon- Pierre Bestion). A la scène elle travaille avec la compagnie Teraluna, Le Théâtre de la Clairière et Les Frivolités Parisiennes, au Théâtre Impérial de Compiègne ou à l’Athénée théâtre Louis Jouvet.
Curieuse et heureuse de découvrir de nouveaux répertoires, elle est lauréate de la Fondation Royaumont, et s’initie en 2024 au répertoire médiéval aux côtés de Marc Mauillon et Thibaut Mihelich.
En parallèle à ses différentes pratiques, elle développe ses projets personnels, notamment le quatuor A
Bocca Chiusa, dont elle est co-fondatrice et qui a été sélectionné par la Cité de la Voix pour bénéficier du
dispositif « Jeunes ensembles 2022 ». Elle s’investit également auprès d’ensembles émergents comme
Le Cortège d’Orphée (Anthony Lo Papa).
Ensemble Instrumental Baroque
Violons 1 Michel Coppé, Paul-Elie Benard-Galinier, Alianksandr Kirianko
Violons 2 Camille Antoinet, NN, Clément Janinet
Altos Lomane Perrier, Nino Ferez
Violoncelles Marie-Céline Jules, NN
Contrebasse Baptiste Masson
Traversos Florence Aoustet, Clémentine Leduque
Hautbois, Hautbois d’amour Sophie Rebreyend, Suzanne Bastian
Basson Marie Van Cutsem
Trompettes Gilles Rapin, Christophe Rostang David Sage
Timbales Nadia Bendjallabah
Orgue Elise Delecray
