Chargement Évènements

« Tous les Évènements

Musiques sacrées choeur et orgue

25 juin à 20h00 - 22h00
15€

En ce tout début d’été le Chœur Schütz aura le plaisir de vous proposer un programme de musique sacrée romantique, avec des œuvres de Brahms, Dvořák et Rheinberger.

Après le concert pour l’anniversaire des 40 ans du chœur Schütz au cours duquel nous avons voulu rendre hommage à la fois au compositeur auquel nous avons emprunté le nom et à deux autres génies nés 100 ans après lui en 1685, Bach et Haendel, nous nous sommes orientés vers un programme de musique romantique du XIXe
siècle.
La Messe d’Anton Dvořák en représente la part principale. Deux motets de Brahms O Heiland, reiß die Himmel auf et Geistliches Lied complèteront ce concert, comme un témoignage de l’amitié et de l’admiration réciproque qui existaient entre ces deux compositeurs.
A l’orgue, Guillaume Chappuis accompagnera le chœur et interprétera aussi le Prélude et Fugue en la mineur de Brahms et le Monologue n° 10 de Rheinberger.

Jean Mislin

Programme

Orgue Johannes Brahms Prélude et fugue en la mineur
Chœur et orgue Anton Dvořák

Messe en ré op. 86, Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Benedictus, Agnus

Orgue Joseph Rheinberger Monologue n° 10 op. 162
Chœur et orgue Johannes Brahms O Heiland, reiβ die Himmel auf op.74, n° 2
Chœur et orgue Johannes Brahms Geistliches lied op.30

Interprètes
Le Chœur Schütz de Besançon – Orgue : Guillaume Chappuis – Direction : Jean Mislin

Plein tarif : 15€

Tarif réduit (scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi, personnes en situation de handicap) : 10€

Enfants de moins de 10 ans : gratuit

Billets en vente

A l’Office de Tourisme de Besançon – Hôtel de Ville – Place du Huit Septembre
et sur HelloAsso :

https://www.helloasso.com/associations/choeur-schutz-de-besancon/evenements/musiques-
sacrees-choeur-et-orgue

Quelques mots sur les œuvres interprétées

Johannes Brahms : Prélude et fugue en la mineur

Brahms (1833-1897), dont le grand public connaît surtout les symphonies, a peu écrit pour l’orgue. On lui doit des préludes et fugues et des préludes de choral, deux genres déjà bien illustrés par les musiciens luthériens, au premier rang desquels se situait Bach.
Le prélude et fugue en la mineur date de 1857. Brahms, qui maîtrisait le contrepoint comme peu de ses contemporains, est à l’aise dans ce genre scholastique à quatre voix qu’il termine en style de toccata, comme l’a fait son modèle dans sa célébrissime fugue en ré mineur.

Antonín Dvořák : Messe en ré majeur, opus 86

C’est à la demande de son ami tchèque Josef Hlàvka (1831-1908), architecte entre autres de l’Opéra de Vienne, qu’Antonín Dvořák (1841-1904) composa une messe pour la consécration de la nouvelle chapelle du château de Lužany u Přeštic, situé entre Pilsen et Klatovy.
Dans la dédicace au commanditaire, Dvořák écrivit : « Elle pourrait s’appeler Foi, Espérance et Amour du dieu tout-puissant et action de grâces, parce que j’ai pu achever cette œuvre à la gloire de l’Éternel et de l’Art.
Jusqu’à maintenant, mes autres œuvres de ce genre avaient de grandes dimensions et utilisaient de grands moyens. Cette fois-ci, cependant, je me suis servi de moyens réduits, et pourtant j’ose dire que j’ai réussi ».

Rheinberger Josef : Monologue n° 10, Abendruhe

Peu connu en France, Rheinberger (1839-1901) était un compositeur et un pédagogue renommé. Il a joué un grand rôle dans la musique d’église catholique allemande. Aujourd’hui, on le connaît surtout pour ses compositions pour orgue élaborées et exigeantes. Le monologue n°10 (repos du soir) fait partie d’une série de 12 courtes pièces datant de 1890. Compte tenu de son sujet, il repose sur un accompagnement immuable de croches que décore une mélodie paisible alternant entre le grave et l’aigu de l’instrument.

Johannes Brahms : O Heiland reiβ die Himmel auf, opus 74 n° 2

Cette pièce est fondée sur un choral de l’Avent (1622) dont le texte (Sauveur, viens déchirer les cieux) est attribué à Friedrich von Spee. La mélodie, connue depuis 1666, est mise en relief par Brahms dans chacune des 5 strophes par une voix principale, tandis que les autres parties l’accompagnent. L’auteur y réalise une très belle progression décorative.

Johannes Brahms : Geistliches Lied, opus 30

Le texte utilise la neuvième ode des Geistliche Lieder (chants sacrés) du poète et médecin allemand Paul Flemming (1609-1640). Il exprime la confiance de l’homme dans la miséricorde divine. Âgé de 23 ans, Brahms écrivit ce motet à l’occasion d’un échange d’exercices contrapuntiques avec son ami le violoniste Joseph Joachim. Il s’agit d’un double canon. Le ténor imite le soprano tandis qu’une neuvième plus bas la basse imite l’alto. Il y a toujours un risque quand on réalise un tour de force technique, mais ici comme chez Bach, la science n’étouffe pas l’expression, d’autant que la partie d’orgue n’est pas qu’un soutien et participe largement au contenu expressif.

Guillaume Chappuis

Guillaume Chappuis commence l’orgue à l’âge de 8 ans avec Laurent Agazzi, à Besançon d’abord puis poursuit en rejoignant la classe d’orgue du conservatoire de Montbéliard pour finir son cursus ; il en fait toujours partie à ce jour. Comme organiste liturgique, il est titulaire de l’orgue de St-Maimboeuf à Montbéliard. En tant que concertiste il s’est produit notamment en Franche-Comté, par exemple pour les Heures d’Orgue de l’Eté proposées par les Amis de l’Orgue de Besançon à la cathédrale St Jean. On a pu également l’entendre accompagnant la clarinette de J.-M. Groshany en concert dans la région et en France jusqu’en Bretagne, et le chœur du « Concert Vagabond » de Bénédicte Faber jusqu’à Paris.
La musique restant pour lui un loisir, il est également bassiste dans un groupe de rock bisontin, et professeur de Lettres le reste du temps !

Jean Mislin

Professeur d’Education Musicale, organiste et chef de chœur, Jean Mislin a fait ses études à l’Université et au Conservatoire de Strasbourg, notamment dans la classe d’orgue de Pierre Vidal. Il est actuellement titulaire des orgues de la cathédrale de Besançon. Il a également travaillé la direction de chœur et d’orchestre auprès de Helmut Rilling à Stuttgart et de Karl Österreicher à Vienne.
Il a dirigé le chœur de la Société des Concerts de Besançon de 1978 à 1985 et l’Orchestre des Jeunes de Besançon de 1985 à 1991. En 1985, avec une cinquantaine de choristes, il fonde le Chœur Heinrich Schütz, appelé à se produire régulièrement en Franche-Comté, en Suisse et en Allemagne, dans des programmes a capella ou avec le concours de solistes, de l’Orchestre de Besançon ou d’autres ensembles vocaux et instrumentaux, dans des répertoires allant du XVIIIe au XXI
e siècle.

En 1988, il crée le Chœur et Orchestre Inter-Lycées de Besançon qui rassemble de jeunes instrumentistes et chanteurs autour de grands projets. Jusqu’en 2014, il a enseigné comme professeur de musique au lycée Pasteur de Besançon.

Le Chœur Schütz de Besançon

En choisissant le nom de Heinrich Schütz, le Chœur tenait à rendre hommage à ce grand compositeur allemand dont on célébrait le quatrième centenaire de la naissance en 1985. Néanmoins, son répertoire s’étend de la Renaissance au XXIe siècle.

Dirigé par Jean Mislin depuis sa fondation, son effectif d’environ quarante choristes lui permet de se produire a capella ou accompagné par des solistes et d’un orchestre.

Organisateur

  • Chœur Schütz

Lieu

  • BESANÇON Cathédrale St Jean
  • 10 Rue de la Convention
    BESANÇON, 25000 France
    + Google Map